LOT-ET-GARONNE / Site internet du village de Montpezat d'Agenais

Histoire de Montpezat d’Agenais

La baronnie de Montpezat d’une origine fort ancienne eut un passé historique des plus agités.

Les seigneurs de Montpezat apparaissent dès le XIe siècle dans la documentation. Montpezat d’agenais est un village castral fondé au XIe siècle.

Il était une fois … Une légende … Une bande de routiers qui chevauchaient sur les rives du Lot, parmi eux un jeune chevalier appelé Mango, qui rêvait de couronne. Arrivés au sommet d’un coteau, au Nord de la Garonne, Mango décida  d’y bâtir un château, et ce jour-là il fonda la grande baronnie, celle de Montpezat.
Telle serait l’origine de la race guerrière des sires de Montpezat.

 

Simon de Montfort

 

Le château de Montpezat fut successivement détruit au XIe siècle par Simon de Montfort, durant la guerre des Albigeois.

Il fut reconstruit en 1220 et rasé après un siège meurtrier par les Français en 1324.

 

 

Le château médiéval comprenait salle et donjon et était fortifié d’une enceinte de pieux et mis en défense par le roi d’Angleterre suite à l’affaire de Saint-Sardos. En effet, la guerre de cent ans commença avec ce village voisin de Montpezat, car ce premier se trouvait sur une terre appartenant au roi d’Angleterre, dépendant du prieuré de Sarlat qui, lui, relevait directement de la couronne de France. Toute la question peut être résumée ainsi, la dépendance du prieuré devait-elle, comme Sarlat rendre hommage au roi de France ou bien son suzerain était-il le roi d’Angleterre ? Dur dilemme.  Déjà en 1289, Edouard Ier, roi d’Angleterre, avait porté l’affaire devant le Parlement de Paris qui lui avait donné tort.

Aussi, en cette année de 1323, Charles IV, roi de France, décide de faire construire une bastide à Saint-Sardos et d’y envoyer des officiers royaux. Raymond Bernard, seigneur de Montpezat, soutenait la bastide qui se trouvait dans le domaine de son maître, le roi Edouard. Montpezat appelle alors à son aide le sénéchal de Guyenne, Ralp “Raoul” Basset. Une véritable troupe de tueurs se rue sur Saint-Sardos, s’empare du monastère et de la bastide de “Sacerdos” érigés par ordre du roi de France. Ils la pillent, la brûlent, massacrent la garnison française et font pendre les habitants du pays. Le butin récupéré à la suite de cette expédition est transporté au château de Montpezat.

Suite à cette affaire, Montpezat refuse de comparaître à Toulouse et on décide la confiscation du château de Montpezat. Charles demande donc à Edouard réparation. Ce dernier lui envoie son demi-frère Edmond, comte de Kent, et de nouvelles palabres commencent. Suite à la bataille de Saint-Sardos va démarrer une guerre qui durera plus de cent ans.

En 1323, le père de Philippe VI, Charles de Valois, en expédition pour le compte du roi Charles IV le Bel, fait saisir une bastide fortifiée construite par les Anglais à Saint-Sardos, en plein territoire du duc de Guyenne, malgré les plus vives protestations et recours en justice d’Édouard II d’Angleterre et du seigneur voisin Raymond-Bernard de Montpezat. Ce dernier réplique par les armes le 16 octobre 1323, alors que le procureur du roi de France se trouve à Saint-Sardos pour officialiser l’alliance. À la tête de sa troupe, renforcée d’éléments anglais, le seigneur de Montpezat attaque le château de Saint-Sardos et ruine le village. Il fait passer la garnison au fil de l’épée et le représentant de Charles IV est pendu . Devant ce prétexte tout trouvé, le Parlement, arguant que le duc de Guyenne n’avait pas prêté hommage à son suzerain, confisque le duché en juillet 1324. Le roi de France envahit la quasi-totalité de l’Aquitaine mais accepte de mauvaise grâce de restituer ce territoire en 1325. Pour recouvrer son duché, le roi Édouard II d’Angleterre doit transiger : il envoie son fils, le futur Édouard III, prêter l’hommage mais le roi de France ne lui propose qu’une Guyenne amputée de l’Agenais. Les choses semblent se débloquer en 1327 à l’avènement d’Édouard III qui recouvre son duché contre la promesse d’une indemnité de guerre . Mais les Français, faisant traîner en longueur la remise des terres, forcent Édouard III à venir prêter hommage, ce qu’il fait le 6 juin 1329. Cependant, lors de cette cérémonie, Philippe VI fait consigner que l’hommage n’est pas prêté pour les terres qui ont été détachées du duché de Guyenne par Charles IV le Bel (en particulier l’Agenais). Édouard considère que son hommage n’implique pas la renonciation de la revendication des terres extorquées .
Intrigues et déclaration de guerre

La tension monte entre les deux souverains d’autant que la noblesse pousse au conflit. Elle débouche inévitablement sur une déclaration de guerre en 1337.

Le roi de France aide les Écossais dans leur combat contre l’Angleterre. C’est la politique menée depuis plusieurs siècles par les rois capétiens : il s’agit de la Vieille Alliance. Le roi d’Écosse, David Bruce, a été chassé par Édouard III en 1333 et Philippe VI l’héberge à Château-Gaillard et réarme ses partisans en attendant qu’il ait reconstitué des forces suffisantes pour reprendre pied en Écosse.

En 1334, il convoque les ambassadeurs anglais, dont l’archevêque de Canterbury et leur précise que l’Écosse de David Bruce est comprise dans la paix . En 1335, David Bruce peut attaquer les îles Anglo-Normandes grâce à une flotte financée par Philippe VI. C’est un échec, mais cela fait craindre à Édouard III une invasion de l’Angleterre .

Édouard III intrigue en Flandre, son mariage avec Philippa de Hainaut lui permet de tisser des liens dans le Nord de la France et dans le Saint-Empire : Robert d’Artois est réfugié à Londres depuis 1336 , il a acheté l’alliance du comte de Hainaut ainsi que celle de l’empereur Louis de Bavière pour 300 000 florins et le duc de Brabant ainsi que le comte Gueldre se tournent vers lui . Les Flamands sont outrés par le ralliement du comte Louis Ier de Flandre au roi de France et de la pression fiscale qui s’ensuit, mais en cas de relance du conflit avec le roi de France, ils devraient verser une lourde amende au pape (qui a le pouvoir de les excommunier ou de jeter l’interdit sur les villes flamandes). Il est prévu avec Jacob van Artevelde (l’homme fort de l’opposition flamande) que les Flandres reconnaissent Édouard comme roi de France ce qui permet de contourner cet accord . Louis de Nevers réagit en arrêtant des marchands anglais. Édouard III coupe l’approvisionnement en laine de cette région en août 1336 , menaçant son économie constituée essentiellement de draperie et de tissage . Mais surtout, il soutient l’industrie textile du Brabant auquel il est allié et prend des mesures incitatives pour faire venir en Angleterre les tisserands flamands désœuvrés pour y créer sa propre industrie textile. Si la Flandre reste neutre ou prend le parti du roi de France, elle risque de perdre tout son pouvoir économique et est menacée de ruine . La Flandre se révolte donc contre les Français en 1337.

La réouverture du conflit aquitain et le soutien apporté par les Valois à ses adversaires écossais amènent Edouard III à faire de ses prétentions au trône de France un moyen de justifier sa cause. Par mesure de rétorsion, Philippe VI décide donc de confisquer la Guyenne pour félonie le 24 mai 1337 . Édouard III d’Angleterre réplique en revendiquant la couronne de France. Le 7 octobre 1337, un archevêque est envoyé à Paris pour jeter le gant à « Philippe, qui se dit roi de France » . La guerre commence.

 

 

Par la suite, le château sera reconstruit par Charles de Valois puis détruit à nouveau par les Anglais et le Comte de Derby en 1345.

 

 

 

En 1483 Charles de Montpezat, neuvième baron, rendit hommage au roi Louis XI.

Nommé en 1484 par le roi député de la noblesse aux états généraux de Tours, il devient le premier seigneur du pays.

Il serait difficile de dire au prix de quelles violences et injustices il parvint à acquérir une fortune extraordinaire. Dévoré de remords vers la fin de sa vie, il demanda et obtint du Pape Innocent VIII, l’absolution de tous les crimes commis dans les églises et fit construire le chœur actuel de notre église pour quatre chapelains, en expiation de ses exactions passées.

A l’époque de la révolution, en regardant le village de Montpezat du côté de Prayssas et St-Amand, on pouvait voir une série assez pittoresque de trois étages superposés. Le premier étage comprenait le château et l’église, entouré d’un mur d’enceinte, englobant tout entier ce qu’on appelle aujourd’hui le Capech.

Le second étage était formé par des maisons bourgeoises des habitations de la haute ville. Un mur d’enceinte, dans lequel s’ouvrait au nord, la porte de St-André, au midi la porte St-Sardos et au levant la porte Salinière.

La troisième, sans tours, sans remparts, sans murs d’enceinte est le quartier dit aujourd’hui Roquebrune.

Notre bastide fut une des dernières construites dans la région après 1306.

Par une destinée aussi fatale que déplorable le château fut démoli presque en entier en 1796 par le citoyen Pierre Roudier qui s’en était rendu acquéreur et qui le détruisit, non par un sentiment de vandalisme, mais dans le but d’y découvrir des trésors cachés. Il n’y trouva absolument rien, sinon les éperons des anciens chevaliers et des armes rouillées et hors d’usage.

Le château, fortifié dans le genre gothique, était composé de deux corps de bâtisses, un solide massif en pierres nivelait la profondeur des fossés avec l’entrée de la cour, défendu par un pont-levis, un énorme portail, surmonté de plusieurs appartements, deux tours, l’une dite la Tour-Carrée, remplacée depuis par un pigeonnier, démoli lui-même par la suite et l’autre, la deuxième tour surnommée la Tour-Blanche, dont on a retrouvé les débris en 1847 en exécutant le pavage de Montpezat. Le corps de bâtisse formait un carré long renfermant le logement du seigneur et toutes ces décharges, au milieu ce carré était et “est” encore aujourd’hui un puits creusé dans le roc.”

Dans un article du Sud-Ouest du 14 avril 1888 on peut lire “La plus grande seigneurie qui ait existé dans la portion de l’Agenais  comprise entre la Garonne et le Lot est celle de Montpezat. Son enceinte refermait une partie du village et sa position était très forte, limitée par la Beausse en 1279 et par les domaines de Pérignac, elle s’étendait jusqu’au Lot, comprenant, à l’ouest, les bailliages royaux de Feltone (paroisses de Lussac et de St-Amans) et de Granges et jusqu’au delà du bailliage royal de Saint-Sardos…”

Montpezat fut la dernière place de l’Agenais qui tint le parti de la Ligue lors de l’avènement d’Henri IV.

Les églises étaient nombreuses sur le territoire de la commune, celle de la Gleysolle a disparu ainsi que celle de Saint-Maurice, il en reste tout de même sept. Elles faisaient une véritable ceinture de temples catholiques.

     

 Livre histoire de Montpezat

(en vente au syndicat d’initiative 20€)

 

Aujourd’hui la paix est revenue entre Saint-Sardos et Montpezat, le site du château est touristique, le château est visible en maquette et le blason ne porte plus qu’une balance “depuis déjà très long”

 

Au sommet d’un côteau, au Nord de la Garonne
Un jeune chevalier, qui rêvait de Couronnes
Fit bâtir un château, ce jour là, il fonda
La grande baronnie, celle de Montpezat
Il s’appelait Mango, il avait du courage
Et devint le seigneur, de tout le voisinage
Suivi de ses vassaux, il conquit la région
Où il portait très haut, l’éclat de son blason
Pendant très très longtemps, lui et sa descendance
Furent les suzerains, de ce beau coin de France
Mais un jour de juillet, le flot républicain
Remplaça le tortil, par le bonnet phrygien
Il ne reste aujourd’hui, du château plein de gloire
Que sa vieille chapelle, et des pages d’histoire
Les siècles ont passé, mais les Montpezacais
En sortant de l’oubli, l’exploit des chevaliers
On prouvé leur amour, pour leur terre natale
En reconstituant, l’époque féodale
Cette belle réplique, de notre beau château
Trônera désormais, au sommet du côteau
Grâce aux mains expertes, de notre maquettiste
A qui l’on crie bien fort, bravo, salut l’artiste.

Poème de Daniel POURTET

A Daniel POURTET  à qui l’on crie bien fort, bravo, salut l’ami poète !

 

Maquette en bois réalisée par M. Hector RIEUCOS en 2008 représentant le château de Montpezat en 1700. Elle lui a coûté 800 heures de travail. Cette maquette est visible au sommet du côteau à côté du moulin, dans le local du Syndicat d’initiative où elle trône désormais .

A Hector RIEUCOS  à qui l’on crie bien fort, bravo, salut l’artiste !

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